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Jeudi 30 mars 2006

Pour la suite du compte rendu de ce voyage, veuillez consulter le nouveau blog:

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Par Julien - Publié dans : behindthewall
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Mardi 14 mars 2006

Un piège américano-britannique  

 

Tôt ce matin du 14 mars, les forces armées israéliennes ont entamé l’attaque de la prison palestinienne de Jéricho où sont emprisonnés depuis maintenant quatre ans le secrétaire général du Front Populaire de Libération de la Palestine, Ahmed Saadate, et quatre de ses camarades. Pour rappel, Ahmed Saadate a été élu démocratiquement au parlement palestinien en janvier dernier. A l’heure actuelle de nombreux chars et des bulldozers travaillent à la destruction systématique de la prison, où une centaine de policiers et prisonniers mènent une résistance désespérée. Un deploiment de force absolument incroyable pour venir a bout d'une poignee de prisonniers sans armes, 70% des batiments ont ete detruits... 

Julien depuis la Cisjordanie

14 mars 2006

Rétrospective
Depuis maintenant quatre ans, Ahmed Saadate et ses camarades sont enfermés dans la prison palestinienne de Jéricho. L’arrestation du leader du FPLP et de ses camarades était le résultat des pressions israéliennes, britanniques et américaines sur l’Autorité Palestinienne. Israël désirait la tête de Saadate et des membres du commando qui en 2001 avaient exécuté Rahvan Zeevi, Ministre israélien du tourisme, en représailles de l’assassinat, la même année du précédent secrétaire général du FPLP, Abu Ali Mustapha. Un accord avait été conclut entre les différentes parties pour qu’Ahmed Saadate et ses camarades soient maintenus en détention dans la prison palestinienne de Jéricho, sous gardes des forces de sécurité palestinienne et de 18 soldats britanniques et américains.

 « Nous ne voulons que 6 des prisonniers »
L’Autorité Palestinienne, en la personne de son président Mahmoud Abbas, avait annoncé voici une semaine qu’elle ne s’opposait pas à la libération de Ahmed Saadate, mais cela sous sa responsabilité personnelle et que l’Autorité ne serait pas responsable de ce qui lui arriverait en cas de libération. C'est sans doute ce qui a décidé l’armée israélienne a passé à l’action. Elle l’a d’ailleurs clairement exprimé en déclarant ne vouloir l’arrestation que de 6 des prisonniers, Ahmed Saadate et de ses 4 camarades ainsi que Fouad Saoubari, commandant du navire Karina A arraisonné il y a quelques années par les forces israéliennes alors qu’il transportait des armes à destination de la bande de Gaza.

Un piège américano-britannique
Israël n’a jamais caché ses intentions de tuer Ahmed Saadate. Son emprisonnement dans une prison palestinienne était donc un moyen de protéger la vie du leader palestinien. Les 18 soldats américains et britanniques chargés de la supervision de sa garde étaient la garantie israélienne qu’Ahmed Saadate ne s’évade pas. Mais ils avaient également pour fonction d’assurer sa protection.
Cette attaque n’a donc pu être entamée sans l’accord préalable de Washington et de Londres. Cette attaque est le résultat d’un complot israélo-américano-britannique visant à tuer le leader du FPLP.
Toutes les sources sont formelles à ce sujet, les forces militaires britanniques et américaines ont quitté les lieux quelques minutes avant le début de l’attaque israélienne ce matin, laissant les prisonniers sans défense. C’est confirmé par Ahmed Saadate lui-même interrogé par téléphone depuis la prison par la chaîne de télévision Al Jazeera et c’est également confirmé par Abdalah Karaooui, officier de la police palestinienne, actuellement assiégé dans le quartier des forces de sécurité de la prison : « C’est un piège des américains et des anglais pour faire assassiner Ahmed Saadate. Ils ont quitté la prison ce matin, au moment de l’attaque israélienne » Il confirme en outre que Ahmed Saadate et ses camarades ne disposent pas d’armes pour se défendre.
Le leader du Hamas interrogé déclare d’ailleurs : « Voici maintenant quatre ans que les soldats britanniques et américains surveillent cette prison, mais au moment de vérité, ils ont abandonné les lieux, laissant Saadate et ses camarades sans défense face à la mort ».
Le nouveau premier ministre palestinien, Hamas, Ismaïl Hania a pour sa part déclaré : « Si quelque chose devait arrivé à mon frère Ahmed Saadate, nous reprendrons le combat car son sang nous est précieux » allusion à une éventuelle rupture du cessez-le-feu que le Hamas respecte depuis maintenant plus d’un an.

Une centaine de prisonniers de membres des forces de sécurités assiégés
La prison de Jéricho est composée de différents bâtiments. Ahmed Saadate et ses camarades résident seuls, isolés, dans une des ailes de la prison. Le bâtiments central accueille les bureaux des services de sécurités tandis que de nombreux membres du mouvement armé du Fath, les Brigades des Martyrs d’Al Aqsa et des membres du Jihad Islamique sont également détenus dans les lieux par l’Autorité Palestinienne sur demande d’Israël. Et c’est tout l’ensemble de la prison qui est actuellement encerclé et qui subit l’attaque violent des forces armées israéliennes.

 

 

 

Toujours d’après Abdalah Karaoui : « Il y a actuellement 80 à 100 personnes dans le bâtiment des forces de sécurité palestinienne, toutes les cinq minutes, les chars israéliens bombardent le bâtiment ».

Si les troupes israéliennes ont commencé par appeler les occupants à se rendre, ces appels ont cessé en début d’après-midi pour laisser place à une seconde offensive conte les bâtiments de la prison.

Huit blessés et deux tués 
A 14 heures, on comptait déjà 8 blessés parmi lesquels deux prisonniers et deux tués dont un policier palestinien et un prisonnier, membre des Brigades des Martyrs d’Al Aqsa. De plus l’attaque israélienne a fait 15 blessés parmi la population civile qui s’était attroupée aux abords de la prison au moment de l’attaque. Les images d’Al Jazeera montre de nombreux chars en action qui tirent à bout portant sur les bâtiments tandis que les bulldozers israéliens ont déjà détruit le premier mir d’enceinte de la prison.

Nous ne nous rendrons pas

Ahmed Saadate interrogé par téléphone a en outre déclaré : « Je ne me rendrai pas. Qu’ils viennent et fassent ce qu’ils ont à faire. Nous n’avons pas d’autre choix que de combattre et de mourir » Interrogé sur le pourquoi de cette attaque à peine à 10 jours des prochaines élections israéliennes, Saadate a déclaré : « Les officiels israéliens ont besoin de la guerre et de notre sang pour orienter le cours de leurs élections ».

Interrogé sur les ordres qu’il donnait en cette heure grave aux troupes armées du FPLP, il a répondu : « Les Brigades du Martyr Abu Ali Mustapha savent ce qu’elles ont à faire maintenant ».

Un bureau de la représentation anglaise à Gaza a d’ailleurs déjà été attaqué par des hommes armés du FPLP en ce début d’après-midi.

L’impuissance de l’Autorité Palestinienne.
L’Autorité Palestinienne qui dispose pourtant d’un important service de sécurité, plus de 15.000 hommes, est impuissante face à cette crise. Cette impuissance prend toute sa splendeur à travers ces images pathétiques de la télévision voyant les policiers et soldats en charge de la garde de la prison de Jéricho abandonné les lieux, les mains en l’air et en sous-vêtements. Seuls une poignée d’entre eux semblent être restée dans les bâtiments assiégés.
Khaïd El Raji, membre du Bureau Politique du FPLP, interrogé depuis Gaza, a d’ailleurs déclaré : « Cette attaque relève également de la responsabilité de l’Autorité Palestinienne qui n’a rien fait pour libérer Ahmed Saadate et ses camarades en assurant leur protection ».
Le président palestinien Mahmoud Abbas a pour sa part lancé un appel à l’administration américaine et aux gouvernements européens pour faire arrêter l’attaque israélienne tout en rejetant la responsabilité de cette attaque sur Londres et Washington.
Pour le palestinien de la rue, cette attaque apparaît comme un piège pour la nouvelle autorité palestinienne issue des récentes élections en visant à la discréditer aux yeux du peuple, tout en décapitant la direction du seul mouvement palestinien progressiste a même de jouer un rôle au sein d’un gouvernement palestinien qui depuis janvier dernier peine à se former. L’assassinat d’Ahmed Saadate ne ferait qu’affaiblir le Front Populaire tout en exacerbant d’avantage les tensions existantes entre le Hamas et le Fath.

Ahmed Saadate, ses compagnons et les autres occupants de la prison ont finalement finis par se rendre dans la soiree...

Lisez l'interview complete d'Ahmed Saadate que j'ai realisee voici trois semaines lors d'une visite a la prison de Jericho sur www.ptb.be >> http://www.ptb.be/scripts/article.phtml?section=A1AAABBSBB&obid=30528

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Mardi 14 mars 2006

9 mars 2006

Le camp de réfugiés de Tulkarem est le lieu de résidence de Manal et Nour. Manal, jeune mère palestinienne a été arrêtée alors qu’elle était enceinte il y a deux ans. Condamnée à quatre ans de prison, elle a donné naissance dans la prison d’Adanim au petit Nour (Lumière). Depuis, le petit garçon n’a vu d’autres horizons que les murs glacés d’une geôle israélienne. Son père, Naji, n’a pas l’autorisation de rendre visite à sa femme et à son fils. Ayant entendu parlé de l’histoire de Manal et Nour, et profitant de mon passage à Tulkarem, je décide de rendre visite à la famille de la jeune femme. Je rencontre Mahmoud Ibrahim Rani, son beau père et grand père de Nour ainsi que le mari de Manal et père de Nour, Naji Mahmoud Ibrahim Rani.
Extraits…  

 

 Photo: Mahmoud, grand pere de Nour et beau pere de Manal

Mahmoud résume à lui seul toute la souffrance du peuple palestinien. Un de ses fils a été tué il y a deux ans, un autre de ses fils est emprisonné pour 12 ans, sa belle fille et son petit fils sont également emprisonné.

« Le frère de Nour a la leucémie. Les soldats sont venus arrêtés sa mère il y a deux ans et ils ont tout détruit dans la maison. Personne ne fait rien en Europe. Je demande simplement que l’on relâche mes enfants et que l’on soigne mon petit-fils, que l’on défende nos droits. Manal a été condamnée à quatre ans de prison ».

Israël se dit prêt à libérer le petit Nour, mais refuse que celui-ci retourne dans sa famille. En lieu et place, Israël propose qu’il soit accueilli dans une famille israélienne. En attendant, il est accueilli un jour par mois dans cette famille mais doit retourner chaque fois en prison. Quel type de démocratie permet de maintenir un enfant en détention de la sorte et de lui refuser d’être accueilli dans sa famille naturelle ? Quel crime a-t-il commis ? Naître palestinien serait donc un délit aux yeux d’Israël ? Preuve à l’évidence du racisme dont fait preuve cet Etat.

Mahmoud « Nour est malade, et l’on ne sait pas de quoi il souffre. Il est né en prison et depuis sa naissance il n’a connu qu’un environnement de femmes dans sa cellule. Il n’a jamais vu d’autres enfants et les seuls hommes qu’il voit sont les gardes de la prison. Il est très perturbé ».
Naji, mari de Manal et père de Nour explique les circonstances de l’arrestation de sa femme : « Manal avait été en Israël pour faire soigner notre premier fils qui souffre de leucémie. Elle a été arrêtée sous prétexte qu’elle voulait commettre un attentat. Il n’y a rien de plus faux. Elle n’a été condamnée « qu’à » quatre ans de prison. Si elle voulait vraiment commettre un attentat, elle aurait été condamnée à perpétuité. Elle était enceinte et voulait simplement faire soigner notre fils. Après la naissance de Nour, j’ai voulu lui envoyer des vêtements, les soldats ont refusé. Des enfants du camp lui ont acheté des jouets, les soldats les ont cassés. »  

 Naji n’a pu parlé qu’une seule fois en deux ans à sa femme. Le petit Nour nécessitait une opération chirurgicale et il fallait l’accord du père. Une minute en tout et pour tout par téléphone.

Seuls ses autres enfants, le garçon qui souffre de leucémie et sa sœur, sont autorisés à rendre visite à leur mère toute les deux semaines.

Naji « Je conduis mes enfants toute les deux semaines au Croissant Rouge (équivalent arabe de la Croix Rouge)  qui les emmène à la prison. Ils partent très tôt le matin et reviennent très tard le soir, épuisés ils s’endorment la plupart du temps dans le car qui les remmène. La dernière fois, ils sont rentrés après minuit ».

Les résolutions internationales interdisent formellement le maintient en détention des enfants. Israël n’en a cure et arrête déjà par dizaine tous les jours des enfants de moins de 16 ans. Mais maintenir en détention un enfant né en prison et qui par conséquent ne peut être accusé de quelques crimes que ce soit, cela dépasse l’entendement. Et pourtant les médias européens continuent à clamer qu’Israël reste la seule démocratie du Moyen-Orient… !

Mais quelle vie aura Nour, même s’il est libéré. On peut aisément imaginer que les séquelles de ses deux premières années d’existence auront des conséquences sur toute sa vie.

Il y a quelque chose de pourri… et pas seulement au royaume de Danemark…

Faites campagne partout pour la libération immédiate et sans condition de Manal et Nour. 
Qu’ils retournent dans leur famille ! 
Israël doit être condamnée pour violation des droits humains les plus élémentaires.

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Mardi 14 mars 2006

Nida’a Amer

15 ans

Camp de réfugiés de Tulkarem

Tulkarem

8 mars 2006

Nida’a a quatre frères et deux sœurs. Elle est en 9ème degré de l’école de l’UNRWA du camp de Tulkarem. Son père est employé à l’école et sa mère est femme au foyer. 

Connais-tu l’histoire de ta famille ?
Ma famille vient du village de Wadil Awaraz, près de Haïfa. Les israéliens ont attaqué le village en 1948 et ont forcé tout le monde à la quitter. Ma famille est alors venue se réfugier ici à Tulkarem.

Ma famille avait une vie heureuse avant, meilleure que maintenant. C’était notre terre et il n’y avait pas d’occupation. Ils avaient tout ce qu’ils voulaient, une maison, une terre. Ici nous n’avons rien. Ils étaient libres, sans occupation, sans restrictions. Ici tout est restriction.

Quel impact a l’occupation sur ta vie ? 
L
’occupation nous prive de tout. Ils veulent que l’on fasse ce qu’ils veulent. Nous n’avons pas le droit de bouger librement. On ne sent pas en sécurité. Si je veux aller à Jérusalem, je dois avoir une autorisation.

Ils tuent, arrêtent les gens.

Ma voisine, Manal Rani a été arrêtée est a donné naissance à un enfant en prison.

En 2004, ils ont brûlé ma maison, celle de mon cousin et celle de mes grands-parents. Les israéliens ont empêché les voisins d’éteindre le feu. Ils ont tout brûlé, tout détruit. Ils ont brûlé mes livres d’école, mes vêtements, on a tout perdu.

A ce moment là, mes parents étaient en Arabie Saoudite pour le pèlerinage et ma sœur devait subir une opération. On a passé un mois à la rue, le temps de tout reconstruire.

Cela a eu lieu trois jours avant le début de l’école et on a du recevoir des vêtements des voisins pour pouvoir y aller.

Quels sont tes rêves pour l’avenir ?
Etre ingénieur. J’espère que la Palestine soit libérée et que les israéliens s’en aillent, qu’ils ne reviennent plus dans notre camp. J’aimerais aller à Jérusalem et que tous les prisonniers soient libérés.

Comment est la vie dans le camp ?
Les maisons sont tellement proches les unes des autres qu’on ne peut pas bouger. J’espère avoir un jour une maison avec un jardin. On ne supporte plus cette vie. On veut de l’espace. On veut retourner au village et retrouver nos maisons et ne plus avoir cette vie misérable.
Quand je vais à l’école, l’armée vient et occupe l’école. Ils nous obligent à rentrer chez nous et ne nous autorisent pas à étudier.
Ils ont arrêté mon père de nombreuses fois et mon oncle.
Parfois ils installent leur quartier général dans l’école. Une fois, j’étais à la maison et je regardais par la fenêtre, un soldat m’a obligé de fermer la fenêtre de ne pas bouger de la maison.

As-tu un message pour les belges ? 
Q
u’ils nous aident.

As-tu autre chose à dire ?
Merci. J’espère que tu rentreras chez toi en sécurité et que tu rapporteras la vérité sur ce que tu as vu ici.

Par Julien - Publié dans : Des enfants palestiniens parlent
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Mardi 14 mars 2006

Mohamed Damiri
14 ans
Camp de Tulkarem
Tulkarem
8 mars 2006
Mohamed a trois frères et deux sœurs. Il est en 8ème degré de l’école de l’UNRWA. Son père est dans la police palestinienne, sa mère est femme au foyer. 


Connais-tu l’histoire de ta famille ?
Ma famille vient du village de Damira. Mon grand-père est venu à Tulkarem car les soldats menaçaient de le tuer s’il ne quittait pas son village.

 

Il était agriculteur et avait des moutons et des vaches. Il était bédouin. Il n’y avait qu’une seule famille dans le village, ils vivaient comme une seule personne, solidaires.

Comment est la vie dans le camp ?
Les maisons sont l’une sur les autres, parfois on ne fait pas la différence entre le frère et le voisin tellement on est l’un sur l’autre. On ne peut pas respirer.
J’aime la vie et les gens car nous sommes tous solidaires, mais je n’aime pas l’endroit.

Que signifie l’occupation pour toi ?
L’occupation c’est le mensonge.
Un jour en revenant de l’école, je ne savais pas que les soldats avaient encerclé l’école. J’étais avec mes amis. Quand on a vu les soldats on a fui et les soldats nous ont tiré dessus, certains de mes amis on été blessé. Je courais et je n’ai pas vu un bus qui m’a renversé.

Il y a beaucoup d’autres histoires que j’ai oubliées.

Quels sont tes rêves ?
Etre avocat pour défendre les prisonniers.
J’aimerais que les israéliens viennent vivre dans notre camp et que nous retournions chez nous au village. Ou qu’ils aillent dans un autre pays.

Qu’est-ce que tu aimerais faire mais qu’il t’es impossible de faire ?
Nager dans la Mer Méditerranée (à peine à une trentaine de kilomètre de Tulkarem, ndla) et retourner au village et y être agriculteur.

As-tu un message pour les belges ?

Je suis jaloux des enfants belges. Mais je veux qu’ils restent en paix et que nous nous connaissions la même paix. Que nous puissions avoir leur vie et qu’ils puissent garder la leur.

Par Julien - Publié dans : Des enfants palestiniens parlent
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